Vous êtes membre de la SCRP depuis de nombreuses années. Qu’est-ce qui vous a d’abord poussée à adhérer à l’association, et qu’est-ce qui vous a incitée à y rester si longtemps?
RÉTROSPECTIVE : 53 ans avec la SCRP
Après avoir obtenu mon diplôme en communications à l’issue d’un programme de deux ans, j’ai décroché un poste en relations publiques dans un grand centre commercial de Winnipeg. Quelques mois plus tard, par une journée venteuse de janvier 1972, un homme du nom de Bob Drain est venu me rendre visite. Bob travaillait aux relations publiques d’une entreprise située près du centre commercial et il était venu m’inviter à adhérer à la SCRP, et même à occuper le poste de directrice des activités sociales au sein du conseil d’administration de la section du Manitoba. J’ai immédiatement accepté, y voyant une autre étape importante dans ma carrière, et j’ai adhéré à la SCRP dès cette première rencontre.
La SCRP était considérée comme l’organisme professionnel des praticiens chevronnés au Canada. Jusqu’alors, c’était un « club de vieux garçons », mais deux femmes remarquables avaient brisé la barrière du genre l’année précédente et souhaitaient aller encore plus loin. Elles voulaient également attirer de plus jeunes membres. C’est ainsi qu’à 20 ans, je me suis retrouvée aux côtés de personnes responsables du recrutement, qui avaient de l’expérience et de l’expertise à partager. Grâce à elles, j’ai également fait la connaissance de plusieurs représentants des principaux médias de la ville.
Ma confiance en moi s’est renforcée. Après neuf mois passés au centre commercial, j’ai été embauchée par une agence de publicité avec un salaire deux fois plus élevé. Un an plus tard, j’ai de nouveau doublé mon salaire en devenant agente d’information au sein du gouvernement provincial. Pendant cette période, j’ai assisté à presque tous les déjeuners-conférences et ateliers de perfectionnement professionnel organisés par la SCRP, et j’ai pu compter sur un réseau de collègues pour me guider.
Lorsque mon premier enfant est né, puis le deuxième, j’ai choisi de travailler à domicile et de lancer une entreprise spécialisée en relations publiques et en journalisme de magazine, tout en enseignant les relations publiques et la rédaction à temps partiel dans plusieurs établissements d’enseignement postsecondaire. Bien que j’aie suspendu mon adhésion à la SCRP pendant cette période, les collègues que je m’étais faits sont restés en contact avec moi et m’ont parfois confié du travail ou recommandée auprès d’autres personnes. L’une des membres de la SCRP que je considère comme mon mentor, Estelle Sures, a joué un rôle déterminant dans ma réussite à cette époque. Estelle vient de célébrer son 90e anniversaire et demeure toujours active et en contact avec ses collègues de la SCRP, tout comme moi.
Je suis revenue au travail à temps plein dix ans plus tard à titre de responsable des relations publiques d’un hôpital et j’ai immédiatement réintégré la SCRP. J’ai ensuite travaillé à l’Université du Manitoba, où j’ai obtenu un baccalauréat ès arts (études administratives) tout en occupant un emploi à temps plein. Par la suite, je suis devenue directrice nationale du marketing au Groupe Investors avant, vous l’aurez deviné, de me remettre une fois de plus à mon compte.
J’ai siégé au conseil d’administration de la section du Manitoba de la SCRP pendant cinq ou six ans, d’abord comme présidente du comité de perfectionnement professionnel, puis comme vice-présidente et enfin présidente. Mon principal objectif était la formation. Au cours de mon mandat, nous avons réussi à convaincre une université d’offrir un programme de relations publiques et à créer une bourse d’études dans un collège. Avant de devenir présidente, j’ai obtenu mon accréditation, et j’ai été ravie lorsque l’annonce de cette réussite a été transmise au directeur général de l’hôpital, qui l’a ensuite partagée avec son conseil d’administration.
À cette époque, les membres de l’exécutif national de la SCRP étaient élus, tandis que le conseil d’administration était composé des présidents des sections locales, dont je faisais partie. Notre principale réunion avait lieu dans le cadre du congrès national, où j’ai rencontré des collègues de partout au Canada. Depuis, j’ai participé à plus d’une douzaine de congrès, principalement à mes frais, où j’ai découvert les plus récentes tendances dans notre domaine et développé un réseau enviable. J’ai également siégé aux comités organisateurs de congrès à Winnipeg et à Edmonton.
En 1999, j’ai déménagé à Edmonton pour occuper un nouveau poste de directrice des communications dans un collège. L’une de mes premières démarches a été de transférer mon adhésion à la SCRP à Edmonton et d’assister à un dîner de perfectionnement professionnel. J’y ai reçu un accueil chaleureux et on m’a rapidement invitée à siéger au conseil d’administration de la SCRP à titre de présidente du comité d’accréditation. Une fois de plus, cela m’a permis de me constituer instantanément un réseau de collègues partageant les mêmes intérêts. J’ai ensuite travaillé dans le domaine des communications au sein du gouvernement de l’Alberta avant de me lancer de nouveau à mon compte. J’ai également enseigné les communications et les relations publiques à temps partiel dans deux établissements d’enseignement postsecondaire, où j’ai pu fournir des références et offrir des emplois à temps partiel à certains de mes étudiants.
Pendant mon séjour à Edmonton, j’ai occupé plusieurs fonctions bénévoles, tant au sein de la section locale que de l’association nationale, notamment comme membre du comité organisateur du congrès de 2007, mentor, rédactrice, réviseure pour le programme d’accréditation, membre du jury des prix et bien d’autres encore. J’ai été intronisée au Collège des membres émérites de la SCRP en 2007.
En 2003, alors que j’étais à Edmonton, j’ai de nouveau lancé ma propre entreprise et obtenu des contrats ainsi que des recommandations grâce à mes collègues de la SCRP. À la fin de 2015, j’ai déménagé à Calgary, où je suis arrivée la veille de l’activité des Fêtes de la SCRP et de l’IABC. J’y ai retrouvé de nouveaux collègues de la SCRP ainsi que plusieurs personnes avec lesquelles j’avais collaboré au sein de différents comités, sans jamais les avoir rencontrées en personne. Imaginez ma joie lorsque, quelques années plus tard, la section d’Edmonton de la SCRP m’a décerné le titre de membre à vie.
Bien que je sois maintenant principalement à la retraite, je participe encore à l’occasion à des activités de perfectionnement professionnel et à des conférences nationales. J’accompagne également des étudiantes et étudiants en relations publiques ainsi que de nouveaux diplômés à titre de mentor, et je fais du bénévolat au sein du programme national d’accréditation. Je retrouve aussi avec plaisir mes collègues de la SCRP lorsque je me rends à Edmonton ou à Winnipeg. Même après plus de 50 ans de carrière, ma passion pour les relations publiques demeure aussi vive.
Alors, pourquoi suis-je restée engagée pendant toutes ces années? Pour le réseautage, l’apprentissage, le plaisir de redonner à la communauté et les amitiés durables.